Cinéma Cornay - rue de l'Abreuvoir - 86120 Loudun
Association cinéma Art et essai
HUIT ET DEMI
jeudi 8 janvier à 20h30
Huit et Demi

de Federico Fellini
(Italie 1963)
Durée du film : 2h18
Avec : Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Anouk Aimée, Sandra Milo
Un réalisateur dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de souvenirs et de fantasmes. Surgissent des images de son passé, son enfance et l’école religieuse de sa jeunesse, la Saraghina qui dansait sur la plage pour les écoliers, ses rêves fous de « harem », ses parents décédés. Dans la station thermale où il s’est isolé, son épouse Luisa, sa maîtresse Carla, ses amis, ses acteurs, ses collaborateurs et son producteur viennent lui tourner autour, pour qu’enfin soit réalisé le film sur lequel il est censé travailler.
– Oscars 1964 : Meilleur film étranger - Meilleurs costumes
– Italian National Syndicate of Film Journalists 1964 : Meilleur réalisateur - Meilleur actrice dans un second rôle pour Sandra Milo - Meilleur producteur - Meilleur scénario - Meilleure photo noir et blanc - Meilleure musique
– New York Film Critics Circle Awards 1963 : Meilleur film étranger
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Film délirant, frénétique, hystérique, incroyablement baroque, film par moments irritant, film à coup sûr imparfait, mais qui renferme trop de séquences inoubliables. (Le Monde, 1 juin 63)
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Fondamentalement cynique voire nihiliste, Huit et demi parle aussi de l’inéluctabilité du temps qui passe. Le couple que formaient Marcello Mastroianni et Anouk Aimée dans La dolce vita, libre et fougueux, est sans hasard recomposé ici en vieux couple barricadé dans ses habitudes et où ni l’un ni l’autre ne se supporte plus. Fellini en profite pour nous parler encore de son rapport aux femmes. (Le Mag du Ciné)
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« Huit et demi est un film aussi important pour la carrière de Fellini que pour le cinéma italien. Par rapport à La dolce vita, c'est une œuvre beaucoup plus poétique, plus cohérente, bien qu'elle soit moins ambitieuse et moins spectaculaire (…). Marcello Mastroianni a ajouté une création originale à son répertoire de personnages. C'est un acteur d'une finesse expressive assez rare aujourd'hui. » Alberto Moravia, Candide, 6 juin 1963
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« Les metteurs en scène qui ont été plus ou moins acteurs, les acteurs qui ont fréquenté le cirque, les cinéastes qui ont été scénaristes, ceux qui savent dessiner, ont généralement quelque chose "en plus". Fellini a fait l’acteur, le scénariste, l’homme de cirque, le dessinateur. Son film est complet, simple, beau, honnête, comme celui que veut tourner Guido dans Huit et demi » François Truffaut, Les Films de ma vie, Flammarion
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« Après le triomphe critique et public de La Dolce Vita (1960), Federico Fellini obtint encore plus de liberté et réalisa ce film, sans doute son plus personnel, et l’un des plus brillants de l’histoire du cinéma. Le titre a fait l’objet de plusieurs interprétations, Fellini ayant simplement déclaré qu’il s’agissait du nombre total de ses films, en comptant les moyens métrages. Après la déconstruction du récit de La Dolce Vita, le réalisateur bouscule encore plus le langage cinématographique en proposant une narration éclatée, mêlant le réel et l’imaginaire, le passé et le présent, et multipliant les mises en abyme, avec une réflexion riche et complexe sur le métier de cinéaste et les doutes de l’artiste. Rompant définitivement avec sa période néoréaliste qui avait donné des œuvres puissantes mais classiques comme La Strada (1954), Fellini propose une histoire ouvertement autobiographique, le personnage de Guido (Marcello Mastroianni) étant manifestement son double. Comme Guido, Fellini a vécu sa crise de la quarantaine et était en proie à de nombreuses interrogations, sur son art mais aussi dans sa vie personnelle. » (Gérard Crespo ; avoir-alire.com)
Bande annonce originale en VOST : https://youtu.be/0SKINxYigLc
